Intelligence Artificielle

Panorama des principaux outils RPA du marché

Publiée le novembre 18, 2025

Panorama des principaux outils RPA du marché

2.1 Catégories d’outils

Le marché RPA 2025 se structure autour de trois grands types d’acteurs :

  1. Pure players RPA : éditeurs spécialisés dont l’activité principale est l’automatisation de processus. Ils proposent des orchestrateurs puissants et des robots faciles à déployer.

  2. Intégrés à des suites plus larges : plates‑formes RPA intégrées à des solutions de gestion de processus (BPM), d’ERP ou de low-code. Les éditeurs misent sur l’homogénéité avec leur propre écosystème (Microsoft, SAP, IBM…).

  3. « Intelligent automation » : acteurs qui combinent RPA et IA documentaire (OCR, NLP), ou s’orientent vers l’automatisation agentique.

2.2 Leaders et pure players

  • UiPath : la star du marché. Leader reconnu par Gartner en 2025 pour la septième année consécutive uipath.com, UiPath se distingue par une plateforme complète couvrant la capture de processus (task mining, process mining), le développement (Studio et StudioX), l’orchestration (Orchestrator), l’intégration via API ou connecteurs et des services d’IA avancée. La feuille de route 2025 comprend des robots auto‑réparateurs, une intégration plus large des systèmes d’exploitation (y compris macOS) et un accent sur les agents d’IA générative. La force d’UiPath réside également dans son écosystème de partenaires et sa communauté mondiale.

  • Automation Anywhere : ce pure player propose une plate‑forme cloud native (Automation 360) très orientée sur le SaaS. Elle mise sur la simplicité de déploiement, la montée en charge par le cloud et l’intégration de l’IA avec sa solution IQ Bot. Son modèle de licence flexible séduit des entreprises de taille moyenne.

  • Blue Prism (SS&C Blue Prism) : pionnier de la RPA, connu pour son approche « digital workforce ». La nouvelle génération de la plate‑forme (Blue Prism Next Generation) est cloud native et intègre des outils d’orchestration avancés. Blue Prism se repositionne vers l’agentic automation et la gouvernance d’IA.

2.3 Outils intégrés aux suites

  • Microsoft Power Automate : faisant partie de la Power Platform, Power Automate combine flux de travail cloud et robots RPA desktop. Son intégration profonde avec Microsoft 365/Office, Teams et Azure en fait un choix naturel pour les organisations déjà ancrées dans cet écosystème. L’outil dispose de nombreux connecteurs et d’une ergonomie orientée « citizen developer ».

  • Pega : Pega System propose une solution RPA intégrée à sa suite de gestion de cas (case management) et de gestion des processus (Pega Platform). Les robots Pega gèrent des processus front et back‑office, orchestrés au sein d’une même plate‑forme. L’approche unifiée facilite la gouvernance mais peut être coûteuse si l’entreprise n’utilise pas déjà Pega.

  • Appian RPA : Appian, initialement éditeur de BPM low-code, a intégré RPA à sa plate‑forme pour orchestrer des processus de bout en bout. Cette approche convient aux organisations recherchant une solution unique pour concevoir des workflows, automatiser et contrôler les processus.

  • IBM Robotic Process Automation : IBM propose une solution RPA intégrée à son portefeuille d’automatisation (process mining, décisionnel, capture documentaire). Bien qu’efficace, elle est souvent choisie par les entreprises déjà clientes d’IBM.

  • SAP Build Process Automation : extension de l’ancienne solution SAP Intelligent RPA, cette offre combine automatisation de processus, workflow et low-code. La solution est particulièrement adaptée aux environnements SAP, avec des connecteurs dédiés et des bibliothèques de contenus métiers.

2.4 Acteurs « intelligent automation » et niches

  • WorkFusion : la plate‑forme met l’accent sur l’IA et l’apprentissage automatique pour automatiser les processus documentaires (factures, mails) et le back‑office. Elle vise des industries comme la banque et l’assurance, nécessitant beaucoup de traitement documentaire.

  • Kofax RPA : Kofax, historiquement spécialisé dans la capture de documents et l’OCR, propose une solution combinant capture, BPM et RPA. Elle s’adresse aux entreprises qui traitent de grands volumes de documents et souhaitent une chaîne complète (capture + automatisation).

  • NICE Robotic Automation : l’éditeur NICE est connu pour ses solutions de gestion de la relation client. Sa RPA est très présente dans les centres d’appels pour automatiser des transactions front‑office. Les robots assistés (attended) guident les conseillers et améliorent la réactivité.

  • Laserfiche : positionnée sur la gestion de contenus et l’ECM, Laserfiche propose une plate‑forme d’automatisation de processus qui combine capture documentaire, gestion de dossier et RPA. Les cas d’usage visent la conformité et la gestion des archives.

  • Nintex RPA (ex‑Kryon), AutomationEdge, Datamatics : ces éditeurs couvrent des besoins spécifiques ou des zones géographiques précises. Nintex se distingue par sa simplicité d’utilisation et son orientation « citizen developer ». AutomationEdge accentue la combinaison RPA + IT automation, avec des capacités de gestion de scripts et d’orchestration IT. Datamatics met en avant ses services de BPO et la mise en œuvre de robots dans un modèle géré.

2.5 Critères de choix d’une plate‑forme RPA

  1. Compatibilité avec le SI : l’outil doit s’intégrer aux logiciels existants (ERP, CRM, mainframe), via UI, API ou connecteurs. Par exemple, un assureur utilisant un mainframe IBM doit choisir une RPA capable de piloter un écran 3270 et de sécuriser les accès.

  2. Richesse fonctionnelle : types de robots (attended/unattended), orchestrateur, process mining, IA intégrée, marketplace de composants, tests automatisés.

  3. Ergonomie et cible utilisateur : certains outils, comme UiPath StudioX ou Power Automate, favorisent les profils métiers (citizen developer). D’autres ciblent les développeurs plus expérimentés.

  4. Modèle économique : licences par robot, par utilisateur, par transaction ou abonnements SaaS. Les modèles basés sur la consommation cloud se développent et peuvent réduire les coûts de démarrage.

  5. Écosystème et support : disponibilité de partenaires d’intégration, formation et certification, communauté d’utilisateurs active, support linguistique.

2.6 Tendances pour 2025

  • Cloud et SaaS : plus de 53 % des solutions RPA sont aujourd’hui cloud natives. Les déploiements SaaS facilitent l’adoption et la mise à l’échelle tout en transférant la maintenance à l’éditeur.

  • Agentic automation et IA générative : UiPath, Blue Prism et d’autres leaders misent sur des agents autonomes capables de prendre des décisions et d’interagir avec les utilisateurs via des interfaces naturelles (chatbots, assistants). Les robots se dotent de capacités auto‑réparatrices et d’IA générative pour créer des scripts à partir d’instructions en langage naturel.

  • Ouverture vers l’écosystème API : l’intégration par API devient incontournable pour orchestrer des processus de bout en bout, sans dépendre uniquement de l’interface utilisateur.

  • Sécurité et gouvernance renforcées : la multiplication des robots accroît la surface d’attaque potentielle. Les outils intègrent des fonctions de contrôle d’accès, de gestion des identités et de séparation des environnements.

2.7 Conclusion

Le marché RPA est vaste et en pleine mutation. Les organisations doivent analyser leur patrimoine applicatif, leurs objectifs et leurs compétences internes avant de choisir un outil. Les leaders comme UiPath, Automation Anywhere et Blue Prism offrent des plateformes robustes pour les déploiements à grande échelle, tandis que les acteurs intégrés et les solutions « intelligent automation » répondent à des besoins spécifiques (intégration ERP, capture documentaire, agentic automation). En 2025, l’enjeu sera d’orchestrer des processus de plus en plus complexes, en combinant RPA, IA et workflows humains au service de l’efficacité et de l’innovation.

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